MANDE LANGUAGES
 

Mandinka

 
Le mandinka est parlé en Gambie (où c'est la langue la plus importante, avec 400.000 locuteurs), en Casamance (au Sénégal du sud, plus de 500.000 locuteurs) et en Guinée-Bissau (environ 140.000 locuteurs). Pour de nombreux membres d'autres groupes ethniques de ces régions, le mandinka sert de langue véhiculaire.

Carte de la langue mandinka

Les publications sur la langue mandinka sont abondantes, ce qui s'explique facilement du fait des anciens contacts avec les Européens: les premières rencontres des Mandinka avec les Portugais ont eu lieu au 15ème siècle. Parmi les descriptions modernes du mandinka il faut, tout d'abord, mentionner les travaux de Denis Creissels et de ses co-auteurs:

Creissels, Denis. Eléments de grammaire de la langue mandinka. Grenoble : Université des Langues et Lettres, 1983.

Creissels, Denis; Jatta, Sidia. La composition verbale en mandinka. Mandenkan nº 2, 1981, p. 31-48.

Creissels, Denis; Jatta, Sidia ; Jobarteh, Kalifa. Lexique mandinka-français. Mandenkan nº 3, 1982, p. XXIX + 207.

En 2011, une nouvelle version de ce dictionnaire, très considérablement enrichie, a été mise en ligne:

Creissels, Denis. Lexique mandinka-français (état provisoire, février 2011).

Il faut noter que c'est le seul dictionnaire où les tons sont marqués de façon systématique. À part ça, il existe plusieurs dictionnaires mandinka sans marques tonales, dont le plus important est

Mandinka–English Dictionary. Revised Edition. Banjul: W.E.C. International, 1995, 366 p.

(sans doute, de nouvelles éditions de ce dictionnaire ont paru depuis 1995).

Un ouvrage important est la grammaire de Rowlands, où le mandinka est décrit correctement et avec la notation tonale:

Rowlands E.C. A grammar of Gambian Mandinka. London: SOAS, 1959, III-159 p.

On peut trouver sur l'Internet un dictionnaire et une grammaire mandinka pour le Corps de la Paix, mais il faut savoir qu'ils ne peuvent pas être comparés aux ouvrages susmentionnés.

Les publications des linguistes russes consacrées à cette langue ne sont pas nombreuses. On peut mentionner quelques ouvrages concernant la tradition arabographique et l'influence mutuelle des langues mandinka et diola-fogny:

Vydrine, Valentin. Sur l'écriture mandingue et mandé en caractères arabes (mandinka, bambara, soussou, mogofin). Mandenkan 33, 1998, 87 p.

Giesing, Cornelia & Vydrine, Valentin. Ta:rikh Mandinka de Bijini (Guinée-Bissau) : La mémoire des Mandinka et Sooninkee du Kaabu. Leiden – Boston : Brill, 2007, XXIV + 398 p.

Valentin Vydrine. Language contact: The case of Manding and Jola-Fogny. Mande Studies, 1, 1999, pp. 141-157.