MANDE LANGUAGES
 

Mwan (mona)

 

Le mwan est parlé par approximativement vingt mille locuteurs au centre de la Côte-d'Ivoire. En voisinage et en contact quotidien avec des grandes communautés linguistiques, beaucoup de Mwan sont des polyglottes : ils parlent très naturellement, en plus de leur propre langue, le dioula, le gouro, souvent le baoulé; ceux qui ont été scolarisés parlent aussi le français. Ill n'y a sans doute pas des différences dialectales considérables à l'intérieur de la langue mwan.

Carte de la langue mwan

A part une étude comparative d'André Prost de 1953 (et quelques anciens ouvrages où on peut trouver des listes de mots), la première publication sérieuse sur le mwan a été un article de Margrit Bolli et Eva Flik :

Margrit Bolli, Eva Flik. La phonologie du Muan. Annales de l’Université d’Abidjan. Sér. H., T. XI, Fasc. 1, 1978.

Plus tard Carolina Fleming, une chercheuse de la SIL, a travaillé sur le mwan. Le résultat de cinq ans de travail a été sa thèse M.A. :

C.B. Fleming. An introduction to Mona grammar. M.A. Thesis, Univ. of Texas, Arlington, 1995, 159 p.

Elena Perekhvalkaya. Une expédition, ce n'ést pas que travail avec l'assistant de langue

Depuis 2003 le mwan est l'objet des études d'Elena Perekhvalskaya, une chercheuse de l'Institut des études linguistiques (Académie des Sciences de la Russie) et membre de l'équipe linguistique russe en Afrique Occidentale.

Depuis cinq ans, plusieus publications sur des aspects différents de la grammaire du mwan ont été faites :

Е.В. Перехвальская . Тональная морфология имени языка муан // Х Конференция африканистов. Безопасность Африки: внутренние и внешние аспекты. Москва, 24-26 мая 2005 г. Тезисы. М. 2005, с. 161-163. [Perekhvalskaya, Elena. La morphologie tonale du nom en mwan. Actes du X Colloque des africanistes russes "Sécurité en Afrique: Des aspects intérieurs et extérieurs. Moscou, le 24-25 Mai, 2005. Moscou, 2005, pp. 161-163.]

Е.В. Перехвальская. Язык муан: местоименные конструкции – вопросительные, отрицательные, неопределённые // Четвёртая Типологическая Школа. Ереван, 21-28 сентября 2005. М.: РГГУ, 2005, с. 265-269. Perekhvalskaya, Elena. La langue mwan: les constructions pronominales interrogatives, négatives, indéfinies. IVe école internationale de la linguistique typologique et anthropologie, le 21-28 Septembre 2005. Moscou, 2005, pp. 265-269.]

Perekhvalskaya, Elena. La morphologie verbale du mwan (Côte-d'Ivoire). Mandenkan 39, 2004, pp. 69-85.

Е.В. Перехвальская. Пространственный дейксис языка муан // Африканский сборник – 2007. Под ред. В.Ф.Выдрина. СПб: Наука, 2008, с. 355-366. [Perekhvalskaya, Elena. Le déixis spatial de la langue mwan. La Collection Africaine - 2007. St. Petersbourg: Nauka, 2008, pp. 355-366.]

Eléna Perekhvalskaya. Les propositions relatives en mwan. Mandenkan 43, 2007, pp. 47-59.

Moïs Yegbé, l'informateur principal de tous les chercheurs de la langue mwan

Il y existe une version préalable de l'esquisse de la grammaire mwan:

Е.В.Перехвальская. Язык муан. [Perekhvalskaya, Elena. La langue mwan.]

Un dictionnaire mwan paraîtra bientôt. Voici une version préliminaire du dictionnaire et de son Introduction :

Introduction au Dictionnaire mwan-français

Dictionnaire mwan-français

Comme tous les membres de l'équpe linguistique russe, Elena Perekhvalskaya montre beaucoup d'attention à la récolte et la publication des textes en mwan.:

Е.В. Перехвальская. История о колдовстве в деревне Банмалума (рассказ Амоса Гогбе ) // Ad hominem. Памяти Николая Гиренко . СПб : МАЭ РАН , 2005. С . 67-94. [Perekhvalskaya, Elena. Une histoire de sorcellerie au village de Banbaluma (racontée par Amos Gogbé). Ad Hominem. A la mémoire de Nikolay Girenko. St. Petersbourg: Musée d'Anthropologie et d'Ethnographie, 2005, pp. 67-94.]

Перехвальская Е.В. История Мишеля Джоро (публикация текста с глоссированием и комментарием) // Африканский Сборник – 2009. СПб: МАЭ РАН, 2009. С. 442-465. [Perekhvalskaya, Elena. Une histoire de Michel Joro (publication du texte glosé et commenté). In: Collection Africaine - 2009. St. Pétersbourg: Musée d'anthropologie et d'ethnographie, 2009, pp. 442-465.]