MANDE LANGUAGES
 

Gbin

 

Aire approximative des langues gbin et beng en 19 ciècle
Le gbin (aussi dit bïn, gbin-gouro et autres) est une langue morte. Autrefois, cette langue était la voisine nord-est du beng et la langue la plus orientale du groupe mandé-sud. Le gbin a été parlé dans la région délimitée par Groumania et Bondoukou.

A la fin du 19 siècle, il y avait encore quelques familles des locuteurs du gbin. Déjà à cette époque, le peuple gbin avait été assimilé culturellement par les Koulango. La documentation la plus complète de la langue gbin consistant en quelques douzaines de mots et de phrases est celle de Maurice Delafosse:

Delafosse, Maurice. Vocabulaires comparatifs de plus de 60 langues et dialects parlés à la Côte d'Ivoire et dans les régions limitrophes, avec des notes linguistiques et ethnologiques. Paris : E. Leroux, 1904, IV-284 p.

Vers les années 1920 le gbin avait pratiquement disparu. Lorsque en 1919 Louis Tauxier a essayé de faire la collecte de données gbin, il n'a trouvé qu'un seul informateur avec lequel il a enregistré les nombres de 1 à 10 :

Tauxier, Louis. Le noir de Bondoukou: Koulangos, Dyoulas, Abrons, etc. Paris: E. Larose, 1924, XII-770 p.

Génétiquement la langue la plus proche du gbin est le beng. Par ailleurs, un nombre élevé de formes proche du mwan ont été relevées.

Denis Paperno étudie le gbin, en comparaison avec les autres langues mandé-sud. Il a traité de ce sujet au 2e Colloque des langues et linguistique mandé:

Denis Paperno. Parlers decrits par Tauxier et Delafosse et le Beng moderne de Ouassadougou. Langues et linguistique mandé : 2e Colloque international, St Petersbourg (Russie), 15-17 septembre 2008. Communications et résumés. Edité par Valentin Vydrin. St Petersbourg, 2008. Ed. par Valentin Vydrin. St. Petersburg, 2008, pp. 113-120.