MANDE LANGUAGES
 

Shanga et kyanga

 

Ces deux langues sont sitiuées à l'extrême nord-ouest du Nigéria. Une partie des Kyanga habite de l'autre côte de la frontière, au Bénin.

Carte des langues kyanga et shanga

Le nombre des locuteurs du kyanga est évalué en 2010 à 7000 (dont 1800 au Bénin), et ceux de shanga également à 7000. Cependant, presque tous ces gens sont bilingues en haoussa, mais sont aussi des locuteurs du dendi, du zarma, du boko et d'autres langues de la région. Le nombre de ceux qui se classent dans ces groupes ethniques est beaucoup plus important : il y a plus 200 000 Kyanga et 20 000 Shanga ethniques. Il s'observe donc un processus d'abandon massif des langues.

Quoi qu'il en soit, les données des missions récentes sur le terrain révèlent que ce processus est plus lent qu'on n'avait pensé; on ne peut pas encore dire que ces langues sont au seuil de la disparition: Jones, Ross McCallum. Preliminary report on the Kyanga and Shanga. 2010.

Jones, Ross McCallum. Preliminary report on the Kyanga and Shanga. 2010.

Roger Blench. Introduction to the Kyenga and Shanga languages. In: Langues et linguistique mandé : 2e Colloque international, St Petersbourg (Russie), 15-17 septembre 2008. Communications et résumés. Edité par Valentin Vydrin. St Petersbourg, 2008, p. 130.

Les données linguistiques disponibles sur ces langues ne sont pas abondantes. Apparemment, la publication la plus ancienne est un article de Bertho:

Bertho, J. Quatre dialectes mandé du Nord-Dahomey et de la Nigéria anglaise. Bulletin IFAN, 13 :4, Oct. 1954, pp. 1265-1271.

La deuxième publication a paru presque trente ans plus tard, elle a sensiblement complété les informations, même s'il s'agit toujours de premières approches (il faut mentionner que les tons ne sont toujours pas notés):

Platiel, S. Notes de recherche sur le tyanga et le shanga. Mandenkan 4, 1982, pp. 71-93.

Une liste Swadesh de 100 mots pour les deux langues, en comparaison avec les langues du groupe bokobaru-boko-busa est incluse dans le livre de Ross Jones; pour une bonne partie des mots, les tons sont notés:

Jones, Ross. The Boko/Busa language cluster. München, Newcastle: Lincom Europa, 1998, pp. 320-322.

Pendant son voyage au Nigeria en 1995, Nikolay Dobronravin a enregistré quelques données qui restent toujours non-publiées (à part l'information sociolinguistique).